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Février 2012 : Théo KOSSINGOU,Agent de joueurs.

A l’heure où le sport business est plus que jamais en perppetuelle effervescence en Europe ,aux USA.Que les agents de joueurs jouent de plus en plus un rôle important dans la carrière de leurs protégés.Le jeune centrafricain Théo KOSSINGOU; agent de joueur depuis peu souhaiterai apporté un aute regard sur sa profession et surtout de nouveaux talents .

 

  
 
Bonjour ! Peux tu te présenter à nos internautes !

Je m’appelle Theo KOSSINGOU, je suis centrafricain né en 1986 à Bangui, j’ai donc 25 ans. Après ma courte carrière de basketteur qui s’est étendue de mes 13 ans jusqu’à mes 24 ans, j ai passé à la FFBB la licence agent sportif que j’ai eu. J’ai donc arrête de joué au basket pour me consacrer à ce métier    
 
Tu es originaire d’un pays où le basket est sport national ! Comme de nombreux centrafricains peux tu nous relater ton parcours sportif ?

J’ai commencé le basket à 13 ans en minime au Case Basket Club de saint Étienne. J’ai ensuite été recruté par Golbey Epinal pour évoluer dans leur centre de formation (l’équipe première était à l’époque en pro B), où j’ai joué en cadet France et espoir Pro B. C’est à ce moment la que j’ai fait la connaissance de Maurice BEYINA, qui était lui à coté en Pro A à Nancy, qui m’a parlé pour la 1ère fois de mon équipe nationalel. Après le centre de formation j’ai fait un court passage à Antibes et j’ai par la suite continué a évoluer en nationale dans plusieurs clubs (Layrac proche d’Agen, Tulle, Saint martin d’Yères ) ..  

 

Théo KOSSINGOU aux lancers francs sous les couleurs de Tulle.

 
Tu as été préselectionné en équipe nationale centrafricaine en 2009 ! Quels souvenirs en gardes-tu ?
En 2009 je n’ai pas pu répondre présent. Je me souviens surtout de 2007 avec l’arrivé de Perrin. Je me souviens du coup de fils de Maurice BEYINA  pour me dire que j’étais convoqué  et d’un grand sentiment de fierté. C’était la 1ère fois que je voyais autant de basketteurs centrafricains dans la même pièce, ça ma vraiment fait plaisir. J’ai prie conscience, en écoutant les membres de la fédération qui étaient pour l’occasion à Paris, que pour les centrafricains, leur équipe nationale est vraiment importante.Que ce soit dans la capitale ou autour de leurs radios dans les villages. Cela m’a aussi permis de faire connaissance avec d’autres basketteurs comme Martial Gotani qui évolue avec Regis Koundja au Puy et que je suis allé voir ce mois ci. Ainsi que d’autres avec qui je suis toujours en contact.

 Pourquoi  avoir fait le choix de devenir agent de joueur de basket ? Peux ton vivre pleinenement de ce métier ?
A partir du moment ou je ne prenais plus de plaisir en jouant au basket ou ça devenait même difficile de trouver la motivation d’aller à l’entrainement. Je me suis rapidement posé la question de la reconversion. Je voulais un métier qui restait dans le domaine du basket parce que j’aime ce sport. Je voulais aussi un métier qui me permette de bien gagner ma vie. Dans ma carrière j’ai souvent eu affaire à des agents et ça n’a pas toujours été des bonnes expériences. J’avais remarqué qu’ils vivaient très bien, et qu’ils négligeaient souvent les joueurs qui leur rapportaient moins. C’est pour ces raisons que le métier d’agent est devenu logique pour moi. Je me suis dit que je pouvais faire mieux. J’ai été basketteur, je pense savoir de quoi ont besoin les joueurs et connaître les erreurs à ne pas faire. Je ferai tout pour que mes joueurs ne se retrouvent pas dans des situations que j ai connu plus jeune. On peut vivre convenablement de ce métier, moi pour ma part je vis très bien avec et je n’ai pas besoin d’avoir un métier à côté. 
 
Depuis combien de temps tu l’exerces ?

Depuis un ans et demi. 

C’était tout de même 1m95, 113 kgs dans la raquette.
 
Aujourd’hui ,le métier d’agent de sportifs est lié à leurs carrières et à l’argent aussi ! L’équation est t-elle la même pour toi ?

Oui ce n’est pas faux, mais leurs carrières dépendent de leurs choix. Mois quand j étais joueur j’ai fait beaucoup de mauvais choix qui m’ont mené à arrêter ce sport que j’aimais pourtant au début. J’ai voulu avoir de l’argent le plus rapidement possible quitte à jouer à un niveau inférieur. Quand on est jeune l’argent ne doit pas être un objectif à court terme. Ce qu’il faut chercher c’est le niveau, l’argent vient par la suite. Aujourd’hui mon métier est de conseiller mes joueurs pour le mieux afin qu’il est une grande carrière.

Plus vous avez de joueurs, plus vous gagnez de l’argent ? Combien de joueurs sont en contrat avec toi ?

C’est pas aussi simple. Le nombre aide mais ce n’est pas pour moi l’objectif d’avoir 200 joueurs. Plutôt que de multiplier les joueurs, je préfère avoir un nombre de joueurs réduit mais qui possèdent de grosses qualités et qui ont réellement besoin d’un agent. Je représente pas tous les joueurs qui me contactent ou m’envoient leurs profils. Certains pensent que c’est facile, que ce métier consiste juste à placer les joueurs et on en parle plus mais s’soccuper de joueurs prend beaucoup de temps. Sous contrat avec moi, j’ai 22 joueurs, 6 joueuses et 5 coachs.  
 
 Comment travaille un agent de joueur au quotidien ? Où exerces tu ?

J’exerce à Tournus, à côté de Chalon Sur Saone. Les week-end  je voyage beaucoup, je suis tous les weekend sur un match différent. J’essai d’aller voir les matchs de mes joueurs le plus souvent possible pendant l’année ou d’aller voir des joueurs qui pourraient m’intéresser. En rentrant de mes weekend le lundi, j’allume mon ordi et je regarde tous les résultats même si je les ai déjà regardé sur mon portable. Je les regarde plus en détail de la Pro A à la National 2 , et chez les jeunes, j’épluche les résultats cadet France espoir pro A. J’écoute mes messages, répond à mes mails et je fait le point avec mon scout et ami Samba SYLLA qui m aide beaucoup et avec qui j ai une très bonne entente. Le reste de la semaine je suis au téléphone avec mes joueurs GM et coach. Ensuite, de avril à juillet, je cherche et négocie pour mes joueurs donc mes journées et weekend sont différentes je voyage aussi beaucoup plus. C’est dur de décrire une journée type parce qu’il n’y a vraiment pas de routine dans ce métier.  

Aujourd’hui , l’Afrique semble oublier voir bouder par les agents ,as tu des projets pour la Centrafrique ?

On va dire que les agents connaissent beaucoup plus le Sénégal que les autre pays, car il y a dans ce pays beaucoup de joueurs de grande taille. Moi je suis centrafricain, je sais qu’il y a de gros potentiels dans mon pays, à l’inverse des agents qui attendent que notre équipe nationale arrive en France pour recruter. Je compte aller à Bangui une fois par an pour organiser un camps de basket filmé, afin d’aider nos meilleurs  jeunes à intégrer des centres de formation français.

Romain SATO est passé part la NBA  ! Que t’inspire sa réussite ?

Romain SATO est actuellement le centrafricain le plus connu, ça fait plaisir de voir un centrafricain aller aussi loin. Quand on voit des joueurs comme Romain, Mickael Mokongo, Maurice Beyina, Regis koundja, Max Kougere, il y a une chose en commun c’est qu ils sont centrafricains et qu’ils viennent de Bangui. Je sais et je suis sûr qu’il y a un futur Romain SATO au pays. Mais pour cela il faut les aider à se montrer et leur donner la meilleure formation possible. Mon objectif est le suivant : découvrir ces joueurs qui auront le potentiel ou qui seront pourquoi pas meilleur qu’un Romain. Ça va être dur et long, ce n’est pas demain que je le trouverai, mais tu verras que je vais y arriver et dans ma prochaine interview je te le présenterai.
 

En civil  et très classe aux bars de sa soeur.. 

 

On te laisse les mots de la fin  ?

Merci pour ton invitation, j’aime bien ton site ça nous permet de rester informé sur l’actualité du basket centrafricain. Je vais mettre en ligne ce mois ci mon site internet ; les joueurs pourront proposer leurs profils. Je te ferai parvenir  ils pourrons le découvrir sur ton site. On est en février mais je tiens quand même a souhaité une bonne année a toute et a tous. 

 

Interview réalisé le 23 janvier 2011.

 

 

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