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Interviews


La Centrafrique a gagné 2 fois la Coupe d’Afrique des Nations de Basket ball , aussi avons nous réalisé des entretiens avec des joueurs ayant porté et défendu brillamment le maillot de la sélection nationale de 1964 à nos jours..

Les années 70 au cours desquelles les joueurs centrafricains en club et en équipe nationale brillèrent avec panache et manière ont aussi connu des temps forts.. En effet au cours de cette période de nombreux joueurs ont porté les couleurs de la sélection nationale, mais sur les lèvres de tous un nom revint : GAMBOR. C’est pour cette raison que nous avons décidé d’en savoir plus sur le joueur qu'il fut, et grâce à nos recherches, nous avons constaté avec joie que ce natif de Centrafrique était simplement un des plus doués de sa génération sur le continent africain ...
De passage à Paris en janvier 2005 il nous a accordé un entretien d’une heure dans les locaux de l’Ambassade de Centrafrique à Paris.
Ainsi, le mercredi 5 janvier 2005, ma collaboratrice et moi nous sommes rendus dans ce lieu, sis rue des Perchamps. Nous sommes au rendez-vous à l'heure prévue, en fin de matinée, et après quelques minutes d’attentes ,notre interlocuteur arrive et nous le saluons dans le magnifique hall d’entrée où nous avions pu savourer quelques instants.

Après nous avoir salués, il demande au personnel présent de lui trouver un bureau afin de débuter notre entretien, et c'est ainsi que nous nous installons de suite dans les bureaux d’un des conseiller de l’Ambassade…A peine installés, il nous glisse 2 cartes de visite et nous lui rendons la politesse en faisant de même.. Nous lui expliquons alors en guise d’introduction le pourquoi de notre visite, en mettant l’accent sur le fait que son passé de sportif de haut niveau était la raison majeure de notre venue et que dans le cadre de l’installation de notre future agence de communication à Bangui, il serait incontournable de ne pas le rencontrer ainsi..

ENTRETIEN avec Gaston GAMBOR, 5 janvier 2005 :

Nom et Prénom : GAMBOR Gaston
Date de naissance : 23/09/1948
Taille : 1m88
Poste : ailier

Situation professionnelle :

Au moment de cet entretien, il est en provenance de Guinée-Bissau où il occupe la fonction d’attaché militaire auprès de l’ambassade de Centrafrique..

Nous débutons… !

Agence Nzangué : Enfant, quelle école fréquentiez-vous et à quel âge aviez-vous touche vos premières balles de basket ?
Gaston GAMBOR : J’allais à l’école LAKOUANGA et j’ai commencé à jouer au basket dans les catégorie jeunes du Hit Trésor. Ce qui correspond aujourd’hui aux poussins, benjamins.

Agence Nzangué : A cette époque, l’enfant que vous étiez admirait quel joueur ?
G.GAMBOR : Léon ZITOUNGO dit « Twist » qui évoluait à HARLEM est incontestablement celui que j’adorais voir jouer.

Agence Nzangué : Quels furent les facteurs déterminants qui vous ont influencé à continuer à jouer ?
G.GAMBOR : En intégrant le HIT TRESOR ,je savais que ce club avec l’esprit de Mr PEHOUA allaient me permettre de franchir des paliers.

Agence Nzangué : Vous souvenez-vous de votre premiers pas en équipe nationale ?
G.GAMBOR : Ce fut entre 1963-1964 un match entre la Centrafrique et la Palestine et oui lorsqu’elle était encore nation elle avait une équipe de basket.
C’est au cours des Jeux de L’Amitié de 1964 que j’ai réellement débuté une carrière, car je faisais parti des juniors surclassés avec BIMALE Igor, BISSEMI, Sonny POKOMANDJI, Sanga BARNABE.
Nous étions désormais dans la cour des grands.

Agence Nzangué : Au début des années 70,quelle était la santé de vos deux équipes ?
G.GAMBOR : Avec HIT TRESOR , nous continuons de briller au niveau régional et continental .(cf Palmarès du Club). En équipe nationale les matchs amicaux joués à cet époque montraient des signes qui nous rassuraient sur notre niveau..

Agence Nzangué : Aviez-vous participé à d’autre compétitions ou tournois à ce moment ?
G.GAMBOR : Oui, avec une sélection africaine regroupant les meilleurs éléments du moment, nous avions pris part à la première édition du tournoi international de Guadalajaja (Mexique). C’était aussi, le 1ère sélection Africaine de ce genre dans le milieu du basket. Avec les compatriotes suivant, SANGA et BISSENI nous nous sommes rendu à cet évènement qui nous enrichira sportivement.

Agence Nzangué : Justement, l’année 1974 approchant comment s’est effectué la préparation ?
G.GAMBOR : lors d’une tournée européenne avec une série de + de 60 matchs ,on a pu mesurer ,notre potentiel qui était bel et bien évident, nous en sommes revenu confiant et très solidaires.

Agence Nzangué : Qu’aviez-vous retenu de cette tournée ?
G.GAMBOR : Le choc interculturel, car nous nous sommes retrouvé dans le nord de l’Europe avec des populations qui virent pour la première fois de s personnes de couleur. Pour eux c’était l’étonnement , et pour nous un moyen de leur montrer que nous existant en tant qu’homme et sportif .
Mais le reste de la tournée s’est bien déroulé..A ce moment nous étions conscient de nos capacités sportives.

Agence Nzangué : 1974 , on y est ,dans quel état d’esprit on aborde une compétition organisé à domicile ?
G.GAMBOR : Tous les amoureux du basket étaient ravis et quant à moi en tant que compétiteur, un fort sentiment nationaliste s’empara de moi et en aucun cas cette victoire finale devait nous échapper.
J’irai même comparer la conquête du titre continental à une guerre que nous devions gagner.

Agence Nzangué : La compétition débute, quel a été le plus difficile adversaire à jouer ?
G.GAMBOR : Le Sénégal, car cette équipe bien organisée nous attendait de pied ferme en final ,nous emporterons cette finale avec un score serré .

Agence Nzangué : Le joueur qui vous a marqué ?
G.GAMBOR : Il cite un nom étrange « ADIDAS »

Agence Nzangué : Quelles furent les retombées de cette victoire ?
G.GAMBOR : Une prime exceptionnelle de 300 000 Francs CFA nous a été remise individuellement
Et une voiture de type Renault 4L devait accompagner l’enveloppe, mais aucun de nous ne la reçut.

Agence Nzangué : En terme de distinction honorifique ?
G.GAMBOR : Mr DJILAVO, alors maire de Bangui , nous remis le titre de Citoyen d’honneur de la Ville de Bangui et le Président BOKASSA nous éleva à la plus grande distinction sportive.

Agence Nzangué : Et vous individuellement ?
G.GAMBOR : Je fus sacré joueur africain de l’année 1974 ; A ce titre viennent se greffer les consécrations individuelles, tel que le Trophée Mobutu Sesseko.
Et le titre du sportif africain le plus titré décerné par l’AFABA. C’est en club et en équipe nationale et ce entre 1974 et 1977 que j’ai obtenu ces distinctions.

Agence Nzangué : Et après ce championnat 74,comment redeviens t-on encore compétitif ?
G.GAMBOR : Vous faites bien de me le demander, car il faut trouver à nouveau l’envie de gagner.
C’est chose faite, puisqu ‘une année après notre sacre continental, on avait gagné le droit d’aller représenter l’Afrique aux mondiaux de Puerto-Rico.

Agence Nzangué : Et ce rendez-vous mondial ,comment situez-vous votre niveau de jeu ?
G.GAMBOR : Nous avions fait un tournoi dans de bonnes conditions notre niveau nous a permis de nous exprimer.

Agence Nzangué : Des joueurs vous ont impressionnés ?
G.GAMBOR : Incontestablement , les américains qui ont une longueur d’avance sur le plan du jeu .

Agence Nzangué : Que doit –on retenir de votre participation ?
G.GAMBOR : Nous avions perdu contre l’URSS sur un score sans pareil 147 à une quarantaine de points.

Agence Nzangué : Et qu ‘en aviez-vous retenu ? (sur un ton rassurant…)
G.GAMBOR : Le niveau du basket Africain témoigne d’un potentiel, mais les carences sont d’ordre physique .

Agence Nzangué : A cette époque, à quoi pensait-on en tant qu’homme puis sportif ?
G.GAMBOR : Le sportif se devait de relever tous les challenges s’offrant à lui, car toute carrière a une fin, en tant qu’homme je réalisai à quel point le sport était la seconde école de la vie tout simplement..

Agence Nzangué : Nous sommes fin70 ,début des années 80,vous souvenez-vous de votre dernier match en équipe national ?
G.GAMBOR : C’était contre le Cameroun aux Jeux d’Afrique Centrale

Agence Nzangué : Comment se porte le basket Centrafricain à l'époque ?
G.GAMBOR : Il virevolte au rythme des évènements sociaux secouant le pays.
En effet, des revendications sociales vont pousser et entraîner la fin de l’Empire Centrafricain.
S’ensuit une période d’instabilité politique jusqu’en 1981.

Agence Nzangué : Et le basket dans tout ça ?
G.GAMBOR : Ma carrière de joueur étant terminée, et étant militaire de fonction, je rentrais au gouvernement vers 1982.
J’occupai le poste de Haut Commissaire à la Jeunesse et aux Sports jusqu’en 1989.

Agence Nzangué : Quelles furent vos objectifs et défis sportifs ?
G.GAMBOR : Après avoir gagné en tant que joueur je voulais emporter en tant qu’encadreur ce titre continental.

Agence Nzangué : Disposiez-vous des moyens à cet effet ?
G.GAMBOR : Les moyens humains étaient bien là, car la nouvelle génération témoignait d’un potentiel de premier plan, et les moyens dont je disposais étaient conséquents.
J’étais tenu à une obligation de résultat par les autorités centrafricaines

Agence Nzangué : Le titre en Centrafrique n’était plus un rêve ?
G.GAMBOR : Effectivement au début des années 80, l’apparition de zones regroupant les équipes vit le jour. Ces compétions intra-régionales se présentaient comme un challenge en vue de la reconquête du titre continental.
En étant régulièrement dans les 2 qualifiés, on pouvait déjà se jauger par rapport aux autres zones.

Agence Nzangué : Quand avez-vous réalisé que la victoire était proche ?
G.GAMBOR : Lors de notre préparation à Vichy, l’équipe a passé 1 mois en faisant une série de matchs concluants. On allait donc à Tunis en ce décembre 87 en confiance totale, les facteurs de cohésion montraient le bon état d’esprit des fauves.

Agence Nzangué : "Tunis 87" : quel a été le fait marquant de cette compétition pour vous ?
G.GAMBOR : Après un ouf de soulagement…La demi-finale, car les maliens, à notre étonnement, nous donnèrent du fil à retordre à ce stade de la compétition.

Agence Nzangué : Que se passa t-il ?
G.GAMBOR : Le score étant serré, à quelques minutes de la fin une faute injuste à mon avis fût sifflé contre nous, j’ai du protester cette dernière en venant aux bords du terrain.
J’ai à ce moment agi en tant que technicien et non en aucun fait usage de mon rang politique. Nous gagnons ce match dans une atmosphère tendue…

Agence Nzangué : Et la finale ?
G.GAMBOR : Contre l’Egypte, nous gagnons ce match et nous nous hissons sur la plus haute marche du podium.

Agence Nzangué : Lorsque vous représentez le basket africain Séoul en 1988,disposiez-vous des mêmes moyens ?
G.GAMBOR : L’effectif était identique et nos motivations aussi ,on a fait notre phase de préparation en recevant les adversaires. Mais c’est aussi à ce moment que les problèmes internes commencèrent à voir le jour !

Agence Nzangué : Comment cela ?
G.GAMBOR : Des désaccords entre le Comité Olympique et la Fédération vont apparaître, prouvant que la Fédération n’était plus seul à diriger son art.

Agence Nzangué : A quoi attribuez-vous ces problèmes ?
G.GAMBOR : La politique venait se mêler au sport national centrafricain…Ceci ne favorisa plus le bon déroulement de la sélection.

Agence Nzangué : Les conséquences alors ?
G.GAMBOR : Je fus démis de mes fonctions au sein du gouvernement et ce fut le début de mon exil .Je du quitter le pays et je vécus à l'étranger entre 1989 et 1993.

Agence Nzangué : Et vos rapports à cette époque avec le basket centrafricain ?
G.GAMBOR : Je me renseignai sur les résultats de l’équipe nationale jusqu'à mon retour.

Agence Nzangué : Et ce retour ?
G.GAMBOR : Membre dirigeant du HIT TRESOR ,je participa à sa restructuration tout en regagnant l’armée nationale.

Agence Nzangué : En 1999 vous êtes de retour à le tête du basket centrafricain comme président de la fédération… Qu’attendiez-vous de cette nouvelle élection ?
G.GAMBOR : Je lançai le projet d’organisation d’une CAN de nouveau à Bangui.
Car ,compte tenue de la réhabilitation du centre Martin NGOKO la possibilité de ce projet était réelle.

Agence Nzangué : Y-croyez-vous réellement ?
G.GAMBOR : En effet, les conditions sont remplies en terme de structure mais seule une volonté politique commune manque. D’après moi , l’état centrafricain comme le Cameroun voisin doit faire du basket une priorité nationale, en restructurant le championnat scolaire et dotant les équipes de moyens.

Agence Nzangué : Et pourquoi le basket et pas un autre sport ?
G.GAMBOR : C’est celui qui permit à la jeunesse centrafricaine de s’exprimer hors de nos frontières,
Il ne faut donc pas négliger ce fait et donc faire une corrélation avec l’école ne serai que bénéfique pour les jeunes. A ce sujet, je me souviens que feu Mr PEHOUA ne titularisait que les jeunes ayant de bonnes notes à l’école. Pour jouer on devait bien travailler à l’école, ce sont ces valeurs que nous devons laisser aux plus jeunes.

Agence Nzangué : Et le basket féminin, pouvez-vous en dire un mot ? Car il existe bien en Centrafrique !
G.GAMBOR : Il existe bien un championnat féminin et ce pour toutes les catégories et il faut rappeler ici que Mr ZARABAUD, en créant un club à relancé le basket féminin centrafricain de manière formidable. Les résultats des filles au niveau régional et continental sont à encourager..
Si elles sortent régulièrement comme les garçons, les résultats ne devraient pas tarder à revenir et je suis sûr qu’on pourrait retrouver nos équipes sur les plus hautes marches du podium continental.
Désormais des jeunes centrafricains vivent du basket en Europe et dans le monde .

Agence Nzangué : Qu’en pensez-vous ?
G.GAMBOR : Que du bien , mais d’après moi ces derniers ne sont qu’une infime partie du réservoir centrafricain, le concours des structures comme celle que vous voulez instituer devrait encourager leur découverte d’autres horizons et donc faire d’eux les ambassadeurs du sport centrafricain et africain.

Agence Nzangué : Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?
G.GAMBOR : Ayant débuté ma carrière sportive comme professeur d’éducation physique je suis bien placé pour vous dire que le niveau des jeunes centrafricains est évident , le potentiel aussi.

Agence Nzangué : Le premier joueur Centrafricain en NBA ? Romain SATO ?
G.GAMBOR : Il montre la voie, d’autres suivront et j'espère, pas que dans la ligue majeure américaine, car je souhaite en voir dans d’autres pays aussi !!

Agence Nzangué : Nous arrivons vers la fin de notre entretien ,nous vous laissons le mot de la fin…
G.GAMBOR : Il faudrait une réelle volonté politique afin de permettre au basket centrafricain d’être définitivement à sa place ,c’est à dire dans les 3 meilleures en Afrique.

Conclusion :

Après un entretien enrichissant ,nous nous quittons en promettant d’inviter notre hôte dans les futurs locaux de l’agence Nzangué à Bangui. Cet entretien a été réalisé le 5 janvier 2005 dans les locaux de l’ambassade de Centrafrique à Paris .

Symphorien Crozon et Antoinette Bell, (Agence Nzangué).

Deuxième entretien : avec Jean-Philippe KOTTA

En effet, KOTTA Jean Pierre Capitaine emblématique de la sélection Championne en 1987nous a reçu à Bangui suer les locaux de la Sodiam le samedi 11 décembre 2004 à 11h00 précises.

 Nom : KOTTA
Prénom : Jean-Pierre
Date et lieu de naissance :1956 à Bangui
Taille :1m88
Poste : arrière/ailier.

Après avoir fait les présentations, nous lui avions laissé la parole pour se présenter en quelques mots afin d'ouvrir la discussion.
Les questions qui lui ont été posées s’articulent autour de 3 axes, sa carrière en club, puis en équipe nationale et surtout l’après basket en tant que joueur.

En 1974, étiez-vous à Bangui ?
 KOTTA : Oui, en effet, j’avais 18 ans et je jouais déjà au HIT TRESOR en junior et pour cet Championnat organisé à Bangui, je faisais parti des jeunes retenus pour relever les statistiques du tournoi. J’ai donc assisté et vécu cette victoire entièrement.

En quelle année aviez-vous intégré  senior de trésor ?
KOTTA :  En 1976, alors âgé de 20 ans j’étais avec Goumba, Toubidame les juniors surclassés pour intégrer la catégorie senior.

Après cette victoire de 1974, comment a évolué le basket ?
KOTTA : En 1975, l’équipe participa aux mondiaux de Puerto Rico .
Mais au cours de la même année le pays a commencé à connaître des problèmes politiques et ceux jusqu’en 1976.
Le basket aussi a connu une petite période de troubles à ce moment.

Vos premiers pas en équipe nationale ?
KOTTA :   L’équipe participe aux Championnats d’Afrique Central à Libreville.
Nous gagnons le tournoi et je fus élu meilleur joueur du tournoi.
Mes premiers pas  en équipe nationale m’ont permis de tester mes capacités au niveau international.

Et avec le HIT TRESOR ?
KOTTA :  Etant champion de Centrafrique en 1976,nous sonnes parti représenter le pays à la coupe d’Afrique des Clubs Champions en 1977.

Nous terminions 1er devant tous les autres clubs continentaux présents.

Quel fut l’impact des jeux Centrafricain sur le continent ?
KOTTA :    Suite aux derniers résultats en club et en équipe nationale , 5 joueurs centrafricains ont été sélectionné  et retenu dans l’équipa africaine de l’année : Gambor Gaston, Noioueyama, Ngoko Martin ,Sanga et moi.
Nous sommes partis en Espagne  après une préparation au Caire pour la seconde édition d’un tournoi international.

Et le tournoi en question ?

KOTTA :   Etaient présents , les USA, l’Espagne, l’Italie, deux autres pays, et nous l’équipe Africaine. Nous avions terminé 4èmes sur 6 équipes présentes.

Nous sommes alors à la fin des années 70 comment se porte le basket Centrafricain ?

 KOTTA :  Les  troubles politiques vont entraîner le basket national  aussi, mais  au cours de la saison 1979/1980 nous terminerons 3emme de la Coupe d’Afrique  des Nations.

Quel est le meilleur joueur Centrafricain  des années que vous aviez vu évoluer ?
KOTTA : Gaston GAMBOR

Les années 80 arrivant, quelles nouveautés apportent t-elles ?
KOTTA :  L’Afrique du Basket est divisée en zones , c’est le début des compétions de la zone 4 pour nous, elles sont  qualificatives pour la phase finale du championnat d’Afrique des nations.

C’es t le début d’une nouvelle ère pour l’équipe nationale.

Pourquoi nouvelle ère ?

KOTTA  Des nouveaux joueurs frappent à la porte de la sélection et la génération 74 n’a presque plus de représentant .

Les derniers avec lesquels j’ai joué sont en furent : Pokomandj, Gambor, Sanga Kodjo et Serefio Jacques.

L’année 87 ,comment l’aviez-vous préparé ?

 KOTTA : On l’a préparé avec un stage d’un mois en France à Vichy et je dois dire que c’est l’aboutissement d’une longue et rude préparation de groupe ,on a acquis au cours des différentes compétitions de la zone 4 et des participations au Championnat d’Afrique l’expérience nécessaire pour se hisser sur la plus haute marche du podium.

Quelle était la qualité majeure de cette équipe ?

 KOTTA : Elle témoigna d’une solidarité sans pareil ente les joueurs.

Quel était le plus petit en taille ?

  KOTTA :  GOPORO Fred  1m70

Le scoreur ?

Anicet LAVODRAMA

Le plus grand ?

BELLA Richard : 2m04  

Le plus jeune ?

BONGO Guy 19ans(2m02) en 1988

Au cours de votre carrière en club et en équipe ,quels sont les joueurs qui vous en plus impressionné sur le terrain ?

Sans hésitation , il nous cite 2 noms  de joueur d’origine Angolaise qui sont Gustave Conceicao et Jean-Jacques Conceicao.

 Le second cité est simplement plus beau palmarès du basket à ce jour.

Au cours des jeux olympiques de1988 , la sélection Centrafricaine était dans une poule difficile avec La Corée du Sud, L’URSS du Grand Sabonis, le Puerto Rico

Des équipes internationales ?

KOTTA : Puerto Rico 1988. Ils avaient un basket  structuré et étaient dotés de toutes les qualités propres à ce jeu. Leur niveau était impressionnant .

Quelle est votre dernière apparition en équipe nationale ?

KOTTA :    Après Séoul 88, et après 12 années en tant qu’international ,j’ai décidé de raccrocher, et des problèmes internes  au groupe m’ont obligé à laisser le capitanat un peu avant les jeux à 2 joueurs ,Pehoua et Naouyama. Ce qui était déjà un signe la passation du capitanat.

Et après Séoul 88 ?

 KOTTA :   Je suis resté fidèle au HIT TRESOR jusqu’en 1991 et nous terminions Champion au cours de cette même année.

Au cours de votre carrière , aviez-vous eu des contacts et propositions  de club pour évoluer à l’étranger ?

KOTTA :   Non , car j’estimai qu’il était de mon temps de rester au pays afin de mener à bien ma carrière. Cet aspect de carrière n’a pas retenu mon attention à ce moment. Ceci prouve que l’on peut mener une carrière internationale en restant fidèle à la nation.

Que faites-vous maintenant ?

KOTTA :  Je suis Directeur Technique National depuis 2002, je fait parti du staff qui accompagne l’équipe nationale lors de échéances internationales ?

Aviez-vous préparé votre reconversion à cet effet ?

 KOTTA :   Oui, j’ai suivi une formation d’instructeur-entraîneur à Abidjan et un stage  à Alexandrie en 2003 .

Et dans la vie civile ? Qu’est-ce que vous faites en parallèle?

KOTTA :    Je travaille à la CAISTAB  ,en qualité de responsable du personnel.

Après une heure d’entretien avec vous, nous arrivons à la fin de notre entretien ,au nom de l’agence Nzangué International, nous vous remercions de nous avoir accordé cette heure.

IL nous remercie et nous souhaite bonne chance quant au début de nos travaux en tant qu’agence…

Entretien réalisé à Bangui le samedi 11 décembre 2004 à 11h00.

Symphorien Crozon


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