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Août 2013: le président de la FCBB

 

 

 

Bonjour, je vous prie de bien vouloir vous présenter à nos  nos internautes ?
Je suis Paul Vincent MARBOUA ,1er vice président de la FCBB  en charge de la direction Technique Nationale et depuis le 24 mars 2013 j’assure l’intérim  du président de la fédération conformément  à l’article 37 alinéa (a) du règlement intérieur de la FCBB.
Vous assureriez  cette intérim jusqu’à quelle quand ?
L’intérim de la Présidence de la FCBB va jusqu’à la fin de la saison en cours. La saison en cours prend en compte le championnat d’Afrique des Nations (Afrobasket) et le championnat de la Ligue de Bangui de BasketBall (LBBB).
Lorsque la LBBB notifiera officiellement à la fédération la fin de sa saison, le bureau fédéral convoquera une Assemblée Générale pour l’élection d’un nouveau Président.Les dispositions de candidatures au poste de Président se trouvent à l’article 27 du règlement intérieur de la FCBB quej’invite tout le monde à lire.

 

 

Paul vincent MARBOUA et le ministre des sports Centrafricain à droite.

Depuis l’élection du bureau fédéral dont vous êtes membres, quelles sont les principales réalisations effectuées ? 
Focalisons-nous seulement après les événements du 24 mars 2013 où j’ai commencé l’intérim.
Notre priorité était d’abord la reprise du championnat au niveau de Bangui.L’élaboration du budget pour notre participation à l’Afrobasket 2013.
La remise de 380 ballons à la LBBB et 20 ballons à chaque préfecture.La décision nommant le Directeur du Développement et des Relations Internationales.La décision nommantles Présidents des  Commissions Spécialisées. Pour rappel, il y a 7 commissions relevant de la Direction Technique Nationale et 6 Commissions au niveau de la Direction de Développement et des Relations Internationales. Cela nous permet de mettre en place le Comité de Direction,organe qui administre la fédération et ce, conformément à l’article 15 des Statuts de la FCBB.

La Centrafrique connait toujours des problèmes financiers  avant les compétitions .Quelles   mesures comptez vous mettre en place afin d’y remédier définitivement ?
Le seul sponsor du basketball demeure l’Etat qui peut avoir d’autres priorités à un moment donné. La fédération a essayé de discuter avec certaines sociétés de la place. Malheureusement, chaque société préfère avoir une exclusivement sur tout l’espace publicitaire en proposant des montants qui ne peuvent même pas couvrir nos budgets. Cependant, il y a un projet de création d’un fonds de développement du sport en RCA. Ce fonds sera alimenté principalement par les redevances sur les boissons alcoolisées, le tabac et autres services qui touchent la jeunesse et le sport. Vivement que ce projet de loi aboutisse. Aussi, nous envisagerons la possibilité de trouver un équipementier ou une société comme partenaire du basketball. Tout cela dépend de notre manière de présenter et de négocier.
Justement concernant les finances .Qui a financé la préparation des bamaras 2013 ?
Nous allons distinguer deux niveaux : la préparation et la phase finale
1-la préparation en France
Selon les informations en ma possession, c’est la solidarité olympique au niveau du CIO qui a mis àla disposition du Comité National Olympique et Sportif Français une somme conséquente à cet effet.Ce financement ne couvre rien que la phase de préparation des Bamaras en France et les billets d’avion Paris-Dakar-Ouagadougou-Abidjan-Paris. Pendant la phase de préparation, le bureau fédéral a reçu 12 millions de la part de l’Etat. A la demande du Ministre en charge du sport se trouvant en France pendant la préparation, le bureau fédéral a mis à sa disposition 8.618.500 FCFA, ensuite transmis au TGA 1400 euros et le reste avait permis de payer les billets de Tony White.
2-La phase finale à Abidjan
Les billets d’avion pour la délégation devant partir de Bangui-Abidjan-Bangui, Bangui-Paris-Bangui (pour ceux qui sont partis au centre de préparation en France), frais de missions, perdiems, assurances des joueurs, frais FIBA et frais de séjour sont à la charge de l’Etat Centrafricain.
Chaque bailleur a désigné un gestionnaire (Mr Pierre DAO pour le CNOSF et Wilfried POLLAGBA pour l’Etat Centrafricain).Le bureau fédéral que je représente attend maintenant les différents rapports financiers pour rendre compte au Ministère, au Comité de Direction, aux différentes ligues, aux présidents et secrétaires généraux des clubs.

 

Eric DAMANGO à gauche ,Paul Vincent MARBOUA et Cécile KOLINGBA


La Centrafrique termine a la 13ème place de l’Afrobasket , quel bilan peut on tirer ?
Je voudrais d’abord rappeler que la Centrafrique en participant a cette compétition à éviter de peu les pénalités et autre suspensions de compétitions. On ne pouvait pas se permettre de retirer notre participation à quelques semaines du coup d’envoi malgré les difficultés rencontrées depuis le début. En dépit des problèmes financiers, nous terminons 13ème sur une ultime victoire contre le Congo.Les joueurs  retenus se sont bien battus avec une équipe composée seulement de 10 joueurs.Max KOUGUERE termine 3ème meilleur marqueur avec 18.4 pts de moyenne. Les jeunes NGOKO, GREBONGO, YABANDA et GHOUZY se sont affirmés et pourtant c’est leur premier Afrobasket. Avec 3 contres réalisés contre l’Angola et le Nigeria ;  NGOKO fait bonne figure au Top 5 de sa catégorie et il est le plus jeune joueur de cet Afrobasket. Au niveau de la zone IV, seul le Cameroun a atteint les ¼ finales.Ce qui sous-entend que cette zone n’aura que 2 représentants à l’Afrobasket 2015. Nous pouvons vraiment à partir cette place construire quelque chose de sérieux, de mieux et dedurable

Depuis le début de la préparation, les informations et autres rumeurs autour de la FCBB fusent .Qu’en pensez- vous ?
Je ne sais pas de quelles rumeurs il s’agit. Mais une chose est sûre, le Basketball reste et demeure le sport roi en Centrafrique. Il est tout a fait normal que chacun donne son opinion. Le bureau de la FCBB doit respecter les critiques ou les avis contraires. C’est le principe de la démocratie. Si les informations et autres rumeurs qui fusent sont fondées, nous avons obligation d’y donner suite ou bien d’en tenir compte.

En Centrafrique on sait ce que le basket représente. N’est ce pas dû à l’absence de communication que la fédération  est tant critiquée?
A un moment donné, tout le monde parle au nom de la fédération. Nous avons jugé utile de confier cette charge à la Présidente de la Commission Communication et Nouvelles technologies Mlle Cécile DIGO KOLINGBA. Il y a eu beaucoup de communication à travers la radio centrafrique et ndekeluka pour ne pas faire leur publicité. Nous sommes disposés à communiquer et c’est justement grâce aux professionnels de médias que nos appels à contribution, les difficultés rencontrées ont été relayés sur les ondes, à travers Internet et dans les quotidiens. Comme toute œuvre humaine, nous allons continuer à travailler pour améliorer notre communication.

 

                            

                         Le président de la FCBB et les autres membres du bureau fédéral.


Comment selon vous, la FCBB pourrait séduire ses passionnés  qui  la critiquent de plus en plus ?
Il faut prendre positivement les critiques pour s’améliorer lorsque celles-ci sont constructives. Aujourd’hui le sport doit être pris dans sa dimension évolutive et surtout transversale qui intègre beaucoup de paramètres que certains passionnés ne connaissent peut-être pas. Après les critiques, la FCBB attend les propositions.
Pour ma part, il est important que les passionnés du basketball se retrouvent pour débattre des questions de fonds et des maux de notre sport roi. Nous avons eu plusieurs dirigeants qui se sont succédés ou qui ont été remplacés. Pouvons-nous nous asseoir un moment pour parler ? Pourquoi depuis 1987 la RCA n’arrive plus à rééditer son exploit ? Si la FCBB peut dans un futur très proche organiser les états généraux du basketball Centrafricain, Si chaque Centrafricain de près ou de loin peut donner sa contribution, si au sortir de nos assises des recommandations exécutoires et obligatoires sont retenues, alors nul n’a besoin de séduire les passionnés avec des mots mais plutôt des images.

 

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